DOCUMENTATION ET TRANSMISSION DE LA DANSE CONTEMPORAINE ET ACTUELLE QUÉBÉCOISE / FONDATION JEAN-PIERRE PERREAULT
EC2
jeudi 28 mars 2019

La danse dans le web des données : Carnet de bord – 2

Le 22 février dernier, Josée Plamondon proposait aux partenaires du milieu une seconde présentation – je vous invite d’ailleurs à lire le Powerpoint qui l’accompagnait – afin d’approfondir notre compréhension de la découvrabilité des contenus sur le web par l’ajout de métadonnées à la structure de nos sites.

Comme elle l’expliquait:

«Ce sont des métadonnées qui aident les moteurs de recherche à comprendre un contenu et son contexte afin de générer les résultats les plus précis possibles pour les utilisateurs.

C’est pourquoi les sites web doivent dorénavant contenir de l’information destinée à la fois à des humains et à des machines.»

Elle insistait aussi sur l’importance des connexions qui se tissent entre les données qu’on met sur nos sites web et celles qu’on retrouve sur wikipédia afin d’accroître la capacité des moteurs de recherche à utiliser nos métadonnées pour fournir une information précise aux utilisateurs.

Mais, concrètement, comment arrive-t-on à intégrer des métadonnées à un site? Principalement, dit-elle encore, par l’utilisation de l’extension (plugin) Schema.org, utilisée par différents moteurs de recherche. Cette extension est un modèle de données qui permet d’intégrer des balises sémantiques dans le code html d’une page web (je reprends ici les termes de la présentation de Josée dont la captation sera mise en ligne sous peu sur EC2).

Si, à la FJPP, nous travaillons actuellement à favoriser la découvrabilité et le rayonnement des œuvres et des artistes de la danse, comment l’intégration de Schema.org dans EC2 s’est-elle traduite dans notre quotidien?

Eh bien, dans mon cas, cela a été plus complexe que prévu. Sans doute parce que je n’y connaissais rien du tout. J’avais imaginé que, tout simplement, on apporterait quelques changements dans la structure de EC2 et, qu’ensuite, une personne de l’équipe pourrait accompagner chaque partenaire d’EC2 dans son appropriation de la découvrabilité et des métadonnées. Erreur.

En réalité, sans l’accompagnement très pointu de Josée, et sans le concours d’un technicien web expérimenté embauché pour ce projet spécifique, ce projet d’optimisation de EC2  – qui a débuté en janvier et qui se poursuit toujours – n’aurait tout simplement pas pu se réaliser.

Il a tout d’abord fallu trouver une firme web qui comprenne notre projet et notre désir d’intégrer l’extension Shema.org à EC2. Cela semble simple, mais ça ne l’était pas. La firme et le technicien trouvés, vint la seconde étape : l’intégration de l’extension Schema.org – une pratique étonnamment peu courante. Après de nombreux tests effectués par le technicien avec l’extension gratuite, nous nous rendons compte que nous devrons acheter l’extension payante Schema.press pour répondre à nos besoins. Ouf, cela reste très abordable et le projet se poursuit.

Mais une fois la nouvelle extension installée, et suite à plusieurs tentatives du technicien, celle-ci ne reconnaissait toujours pas les vidéos de notre médiathèque.

Je partage ici un de ses nombreux messages que je lisais sans en comprendre toute la signification:

« Après de nouveaux échanges avec le support de Schema et quelques tests, voici quelques éclaircissements :

Pour que le plugin prenne en compte les VideoObject, il faut que l’URL de la vidéo soit inscrite directement dans le contenu de la page (non pas en métafield comme actuellement).

Si la vidéo en question possède des droits spécifiques d’intégrations sur Vimeo (concernant les domaines où elle peut être visionnée). Les rich data génèrent une erreur : l’URL de la vignette ne peut pas être récupérée.

Pour utiliser le plugin correctement, il faudrait donc ajouter, pour chacune des pages “Médiathèque” la vidéo dans le contenu de la page. À ce moment nous désactiverons l’affichage par les métafield (pour éviter le doublon).

Pour éviter des désagréments à l’utilisateur, ceci peut être une des tâches à réaliser sur le site de développement que nous allons mettre en place. »

C’est limpide, n’est-ce pas ? (Ce l’est pour Ariane, l’édimestre, ainsi que pour Josée, notre consultante, alors c’est ce qui importe.)

Il m’apparaît qu’il importe de souligner le fait que l’on parle beaucoup de découvrabilité et qu’on invite le milieu culturel à explorer et à s’approprier ce nouvel enjeu, mais cela ne va pas de soi : la découvrabilité des sites web et l’intégration des métadonnées à ces mêmes sites comportent un coût humain et financier non négligeable (c’est un euphémisme).

Néanmoins, comme la FJPP partage ce processus avec le milieu, cela permettra à tous et toutes non seulement d’y voir plus clair, mais aussi d’apprendre la «mécanique» inhérente à ces nouvelles pratiques de rayonnement des œuvres.

Josée Plamondon travaille actuellement à rédiger un guide de l’utilisateur afin que tous les organismes puissent autant comprendre les enjeux et les notions liés à la découvrabilité que s’approprier concrètement les meilleures pratiques de référencement pour la danse. La FJPP produira au printemps des clips pédagogiques qui expliqueront pas à pas comment intégrer les métadonnées via Schema.press. Et, bonne nouvelle, je comprends de plus en plus tout ce processus.

Bref, le projet se poursuit et il est bien vivant!

 

–Lise Gagnon

 

Le projet La danse dans le Web des données bénéficie du soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec, dans le cadre du programme Exploration et déploiement numérique.

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