DOCUMENTATION ET TRANSMISSION DE LA DANSE CONTEMPORAINE ET ACTUELLE QUÉBÉCOISE / FONDATION JEAN-PIERRE PERREAULT
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Journées d'étude

Journées de réflexion et ateliers « Entre traces et écritures » : du 15 au 18 mai 2018 – programme détaillé

En collaboration avec le département de danse de l’UQAM, Hexagram UQAM et la Maison pour la danse

La Fondation Jean-Pierre Perreault (FJPP) présente :

ENTRE TRACES ET ÉCRITURES

C’est avec un immense plaisir que la Fondation Jean-Pierre Perreault (FJPP) invite tout le milieu de la danse à participer aux journées de réflexion et aux ateliers «Entre traces et écritures». Les journées – qui interrogent les notions de traces, notations, documentation, mémoires, corps/archives, apport des technologies numériques – proposent tables rondes, discussions, performance et ateliers. Elles se dérouleront du 15 au 18 mai 2018 à la salle d’expérimentation d’Hexagram UQAM, local SB-4105, au 141, avenue du Président-Kennedy, Pavillon des sciences biologiques de l’UQAM.

À l’origine de ces journées, plusieurs interrogations se bousculaient : Qu’entend-on par traces, documents, graphes, scripts en danse? Comment l’oralité persiste-t-elle dans la mémoire? Quel est le rôle des traces ou de l’écriture de la danse dans le processus de création? Pour transmettre, faut-il documenter? Si oui, comment? Que nous disent les notations des chorégraphes? Et celles des interprètes? Comment les technologies numériques documentent-elles les processus de création ou «conservent-elles» la danse? Peut-on inventer une écriture ou un système de mémorisation qui permette la circulation de la danse dans l’espace et le temps? Comment construire les répertoires de la danse et faire vivre notre héritage? Enfin, que nous disent les traces de la danse sur nos processus d’identification personnelle et collective?

À l’idéation et à la programmation de l’événement, la FJPP tient à souligner l’apport exceptionnel des membres de son comité scientifique :

  • Anne Bénichou, professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM
  • Marc Boivin, interprète et enseignant
  • Lise Gagnon, directrice générale de la FJPP
  • Armando Menicacci, professeur au département de danse de l’UQAM
  • Katya Montaignac, créatrice et dramaturge
  • Sophie Michaud, conseillère artistique en danse
  • Angélique Willkie, professeure adjointe à l’Université Concordia et chercheure

Inscription

Pour vous inscrire aux journées, svp, remplir le formulaire suivant

Coûts (payable par chèque ou argent comptant)

  • La participation aux tables rondes est gratuite
  • L’après-midi d’un faune d’après les notations de Nijinski, avec Claudia Jeschke (Allemagne) : 30$ * Atelier movingstories, avec Thecla Schiphorst (Vancouver) : 20$
  • Atelier MemoRekall, avec Alexandre Michaan (France) : 20$

(participation aux deux ateliers numériques : 30$)

Cocktail

Les participant·e·s des journées sont chaleureusement invité·e·s au cocktail de lancement des journées qui se tiendra le mardi 15 mai à 17h30.

Lieux

À l’exception de l’activité spéciale Fluid Grounds et du cocktail, toutes les activités se déroulent à la Salle d’expérimentation d’Hexagram-UQAM, local SB-4105, 141, avenue du Président-Kennedy, Montréal (au coin de Saint-Urbain) Pavillon des sciences biologiques, près du Cœur des sciences de l’UQAM.

Diffusion vidéo des tables rondes des deux journées de réflexion : Maison pour la danse – 336 Rue du Roi, Québec.


 

Mardi 15 mai

Entre traces et écritures : scripts, notations, partitions… – 9h30 à 11h

En séance d’ouverture animée par Anne Bénichou, Simon Hecquet (France) et Armando Meniccaci présenteront les concepts dont il sera question tout au long de l’événement. Qu’entend-on par partition, système de transcription, notation, système qui génère du mouvement ou écriture de la danse? Quels sont les concepts et notions que la création et la transmission en danse mobilisent ? Qu’entend-on par répertoire, héritage? Comment définir l’oralité, l’écriture et la mémoire en danse? Leur essence, leur portée?

Processus de documentation et archives créatives – 11h15 à 12h30

Suivra une table ronde animée par Katya Montaignac sur la question de la documentation et des archives : comment des organisations peuvent-elles faire se rencontrer les archives, les cultures de l’écrit et celles de la danse ? Comment préservent-elles une œuvre dans le temps? Quels sont les différents processus possibles? Amy Bowring (Toronto), Gabrielle Larocque, Valérie Lessard feront part de leurs réflexions et expériences sur ce vaste sujet.

Marches et démarches dans le corps/archives – 14h à 15h

La danseuse Manon Levac présentera quelques marches inscrites dans sa mémoire corporelle et son histoire personnelle. Elle invitera ensuite les participant·e·s à solliciter leurs mémoires visuelle et corporelle afin d’incarner des marches significatives de leur propre histoire.

La création et le corps/archives – 15h15 à 17h30

Qu’entend-on par corps/archives? Qui crée à travers le corps/archives? Et qu’est-ce qui est créé? Comment les traces, les archives, la mémoire ou les partitions agissent-elles dans le corps lors de la création? Trois artistes – Anne Collod (France), Catherine Joncas, Enora Rivière (France) – explorent, en présentant chacune leur travail singulier – la notion de corps/archives et le fait d’être constitué·e·s de gestes et de mémoires qui viennent d’autres corps, d’autres lieux et d’autres temps. Manon Levac se joint à ces dernières dans une table ronde animée par Sophie Michaud.

Cocktail de lancement – 17h30

La Chaufferie, Coeur des sciences, CO-R700


 

Mercredi 16 mai

Technologies numériques : documentation et création – 10h à 12h

Les technologies numériques ont une place grandissante en danse : elles facilitent l’accès aux données mais surtout amènent de nouvelles pensées, de nouvelles manières de concevoir la documentation tant lors du processus de création que de celui de l’archivage. Les technologies peuvent-elles nous aider à ré-actualiser le passé pour comprendre l’aujourd’hui? Les technologies créent-elles de nouvelles formes de symbolisation? Comment croiser les intelligences du numérique et de la danse? Comment le numérique interroge-t-il la notion d’auteur? Comment échapper à la tentation du stockage et de l’accumulation? Et de notre fascination pour la technologie? Armando Menicacci, Alexandre Michaan (France), Denis Poulin et Thecla Schiphorst (Vancouver) feront part de leurs réflexions dans une table ronde animée par Marine Theunissen.

Création, recréation : en deçà, au-delà et autour des boîtes chorégraphiques – 13h30 à 14h30

Comment le fait de documenter consciemment un processus de création peut-il altérer ce processus en cours ? Comment la création influence-t-elle la documentation et vice-versa? Comment définir ou vivre le travail de re-création? Danièle Desnoyers et Lucie Grégoire – deux chorégraphes ayant participé à la réalisation de boîtes chorégraphiques appliquées à l’une de leurs œuvres – répondent à ces questions et portent un regard sur les boîtes qu’elles ont mises à l’épreuve il y a peu dans des contextes de recréation. Lise Gagnon anime la discussion.

Répertoires, oublis et mémoires – 14h45 à 17h

Comment les mémoires agissent-elles lors de la création et de la transmission d’une œuvre? Quelles traces décidons-nous d’oublier? Quelles traces perdurent malgré les années? Et comment ces traces qui nous survivent construisent-elles des mythes toujours actuels? Comment les traces et les mémoires se matérialisent-elles pour constituer de nouvelles créations? Quelle mémoire permet la circulation de la danse dans l’espace et le temps? Et comment la transmission de la danse interroge-t-elle notre identité? Passée, actuelle, future? Que conserve-t-on pour «être»? Simon Hecquet (France), Claudia Jeschke (Allemagne), Zab Maboungou participent à cette dernière table ronde animée par Marie Lavorel.


Jeudi 17 mai

Atelier L’après-midi d’un faune d’après les notations de Nijinski, avec Claudia Jeschke (Allemagne) – 9h30 à 17h Atelier Mémoire et transmission

Après cinquante-six représentations, Nijinski danse pour la dernière fois L’après-midi d’un faune en septembre 1917 à Buenos Aires. Depuis, la pièce est maintes fois recréée et transmise de mémoire – car si Nijinski a transcrit son ballet vers 1915, il n’a pas laissé de clé pour lire son système de notation. À la fin des années 1980, Ann Hutchinson Guest (Angleterre) et Claudia Jeschke (Allemagne) réussissent à déchiffrer la partition du Faune de Nijinski et à en restituer la chorégraphie. Dans cet atelier en deux temps, Claudia Jeschke présente en matinée le contexte historique et théorique de la découverte des notes de Nijinski, le processus de restauration du ballet et sa traduction en notation Laban. Elle consacre l’après-midi à l’enseignement d’extraits significatifs de cette œuvre fondamentale de l’histoire de la danse du XXe siècle. (En anglais)


 

Vendredi 18 mai

Atelier movingstories : Thecla Schiphorst (Vancouver) – 9h30 à 12h30

Thecla Shiphorst présente movingstories (http://movingstories.ca/) , un ambitieux projet de recherche interdisciplinaire et collaboratif soutenu par le CRSH et réunissant de nombreux partenaires. movingstories se consacre au développement d’outils numériques axés sur le mouvement, la signification et l’interactivité, à l’intersection de trois domaines : les pratiques somatiques incluant l’analyse Laban du mouvement; les technologies interactives numériques; leurs applications et retombées sociales et culturelles. movingstories s’inspire d’une approche interdisciplinaire et innovatrice afin de développer des applications numériques tenant compte de diverses pensées épistémologiques dans la compréhension du mouvement. Les partenaires impliqués dans movingstories visent une compréhension approfondie de l’expérience du mouvement tout en développant des outils numériques qui explorent, cartographient, intègrent et génèrent des qualités expressives. (En anglais) movingstories.ca

Atelier MemoRekall : Alexandre Michaan (France) – 14h à 17h

Rekall est un environnement open source conçu par Clarisse Bardiot en collaboration avec Buzzing Light et Thierry Coduys dans le but de documenter, analyser les processus de création et faciliter la reprise des œuvres scéniques. Ce logiciel se propose notamment de répondre aux problématiques liées au big data dans l’étude des arts de la scène, en constituant un outil de visualisation de données pour l’analyse d’ensembles de documents de plus en plus nombreux auxquels ont à faire chercheurs et artistes. Suite aux différentes expérimentations menées avec Rekall, l’équipe développe une version simplifiée destinée à l’annotation et au commentaire de documents vidéos pour les artistes, les institutions culturelles et les scolaires : c’est ainsi que MemoRekall voit le jour. Alexandre Michaan présente le fonctionnement et les usages de cette application libre et gratuite en initiant les participants à MemoRekall par une pratique d’annotation d’une captation. Il est donc conseillé aux participants d’apporter leurs ordinateurs avec Firefox ou Chrome installé.

memorekall.com


 

Mardi 22 mai

Fluid Grounds : Activité spéciale hors colloque – 14h à 16h

Fluid Grounds est une performance chorégraphique déambulatoire tracée et mise en mouvement par Benoît Lachambre, et produite par Par B.L.eux et Sophie Corriveau en coproduction avec l’Agora de la danse, le Festival TransAmériques et Charleroi Danse. Dans ce nouvel opus, cinq interprètes se rencontrent dans la fabrication d’espaces déambulatoires en questionnant ensemble les notions de présence, de lien, d’espace et l’idée de tracés tisseurs de mémoire et catalyseurs chorégraphiques. À l’aide de taping sur le sol et les murs, ils dessinent des vecteurs de mouvements, esquissant avec les spectateurs une cartographie des présences. Cette pièce permet à Benoît Lachambre et à Sophie Corriveau de questionner comment la danse peut être une action poétique vers une découverte de l’être, de sa sensibilité, de son intelligence. Les participant·e·s sont invité·e·s à assister à une répétition de l’œuvre; suivra une discussion avec les artistes animée par Katya Montaignac.

5425, av Casgrain, espace 200, Montréal


 

Remerciements

La FJPP remercie chaleureusement le Département de danse de l’UQAM, Hexagram UQAM et la Maison pour la danse pour leur généreuse participation à la tenue de l’événement. L’événement «Entre traces et écritures» a bénéficié de l’appui financier du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts de Montréal. La FJPP remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des Arts du Canada et le Conseil des arts de Montréal de leur soutien à l’ensemble de ses projets.


 

Biographies des invité·e·s (certaines en anglais)

À moins d’indications spécifiques, les invité·e·s sont basé·e·s au Québec.

Anne Bénichou

Anne Bénichou est professeure d’histoire et de théorie de l’art à l’École des arts visuels et médiatiques ainsi qu’aux programmes d’études supérieures en muséologie de l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portent sur les archives, les formes mémorielles et les récits historiques issus des pratiques artistiques contemporaines et des institutions chargées de les préserver et de les diffuser. Elle poursuit actuellement des travaux sur les nouvelles formes de documentation et de transmission des œuvres éphémères et performatives. Elle a publié Muntadas. Between the Frames: the Forum (Musée d’art contemporain de Barcelone, 2011) et Un imaginaire institutionnel. Musées, collections et archives d’artistes (Paris, L’Harmattan, coll. Esthétiques, 2013). Elle a dirigé les ouvrages collectifs Ouvrir le document. Enjeux et pratiques de la documentation dans les arts visuels contemporains et Recréer/Scripter. Mémoires et transmissions des œuvres performatives et chorégraphiques contemporaines (Dijon, Les presses du réel, 2010 et 2015). Ses écrits récents ont paru, entre autres, dans les revues Performance Research, Ligeia, Thema, ainsi que dans le magazine Ciel Variable pour lequel elle a dirigé le numéro « Documents de performance ». Un numéro double de la revue Intermédialités. Histoire et théorie des arts, des lettres et des techniques, intitulé « Refaire/Redoing », sur le reenactment dans les pratiques culturelles modernes et contemporaines vient de paraître sous sa direction à l’automne 2017.

Amy Bowring

Amy Bowring is the Director of  Collections and Research at Dance Collection Danse where she was mentored by founders Lawrence and Miriam Adams, and has been involved with the organization since 1993. She is an outspoken advocate for Canada’s dance heritage. As a dance historian, Amy curates exhibitions, teaches at Ryerson University and has published widely. Amy was a board member for Dance Media Group, served on the Discipline Advisory Committee for Dance at the Canada Council for the Arts, and the advisory board of  Dance Chronicle. She is co-chair of the advocacy committee for the Canadian Dance Assembly. Amy holds an Honours B.A. in Fine Arts Studies from York University and an M.A. in Journalism from the University of Western Ontario. She founded the Society for Canadian Dance Studies in 2000 is a co-recipient of the 2002 Toronto Emerging Dance Artist Award for her work as a dance writer.

Anne Collod est diplômée en biologie et en environnement, elle danse pour différents chorégraphes (Pierre Deloche, Philippe Découflé, Stéphanie Aubin, Hélène Cathala et Fabrice Ramalingom), puis co-fonde le Quatuor Albrecht Knust (1993-2001), collectif d’interprètes dédié à la recréation d’œuvres chorégraphiques du début du XXe siècle. A partir de 2001, tout en collaborant avec divers chorégraphes (Boris Charmatz, Cécile Proust, Alain Michard, Laurent Pichaud), elle débute un travail de recherche sur la notion d’« être-ensemble » en danse, qui la conduit en 2003 à rencontrer Anna Halprin à San Francisco, puis à danser pour elle au Festival d’Automne à Paris en 2004 et à intégrer son collectif d’improvisation. Elle participe depuis aux performances européennes de la chorégraphe. En 2005, elle fonde l’association…& alters, et reçoit l’Aide aux Ecritures Chorégraphiques du Ministère de la Culture pour le projet « empreintes », qui interroge les notions de partition et de processus comme supports de création et d’interprétation. Elle crée en 2007 (faire)cabane, en collaboration avec le designer et performeur Mathias Poisson, et présente en 2008 parades & changes, replays, recréation in extenso d’une pièce majeure d’Anna Halprin de 1965, Parades & Changes. Créée dans le cadre de la Biennale de la Danse de Lyon puis au Festival d’Automne à Paris, la pièce est depuis accueillie dans de nombreux lieux et festivals en France et à l’étranger.

Sophie Corriveau, Interprète, répétitrice, enseignante, créatrice, conseillère artistique

Depuis 1993, à titre de danseuse indépendante, elle collabore au travail de plusieurs chorégraphes, notamment Danièle Desnoyers, Catherine Tardif, Manon Oligny, Virginie Brunelle, Alain Francoeur, Sylvain Émard, Louise Bédard, Jean-Sébastien Lourdais, Manuel Roque et Raphaëlle Perreault. À l’automne 2011, Sophie Corriveau se lance dans l’aventure chorégraphique avec Jusqu’au silence, un solo qu’elle interprète à l’Agora de la danse, en collaboration avec son frère, l’artiste visuel Thomas Corriveau. De 2014 à 2016, elle bénéficie de la bourse « Interprète en résidence » à l’Agora de la danse. Cette résidence culmine avec l’évènement Nous (ne) sommes (pas) tous des danseurs, « tables rondes dansées », projet atypique imaginé conjointement avec Katya Montaignac. Sophie Corriveau est également directrice des répétitions pour les compagnies Daniel Léveillé Danse et Le Carré des Lombes, et enseignante à l’École de danse contemporaine de Montréal.

Benoît Lachambre et Sophie Corriveau travaillent en ce moment à une nouvelle création Vertige des sens ou Fluid Grounds, une performance déambulatoire tracée où se rencontrent 10 interprètes qui questionnent ensemble la notion de présence et l’idée de la trace chorégraphique. Performance qui sera présentée au FTA 2018.

Danièle Desnoyers, chorégraphe et professeure au Département de danse de l’UQAM

Danièle Desnoyers se distingue par l’art de mettre en scène le point de convergence entre danse, arts visuels et musique. Elle s’impose dès les années 1990 avec des œuvres intimistes et mystérieuses. Sa signature chorégraphique s’affirme en 1997 avec Discordantia qui amorce un long cycle de création marqué par une relation privilégiée avec l’art du son et de la dissonance. En 2010, elle renoue avec ses premières amours et redonne la prépondérance au mouvement dans Dévorer le ciel. Ce nouveau cycle se poursuit avec Sous la peau, la nuit, une œuvre pour six danseurs dont la première a lieu au Festival TransAmériques à Montréal en juin 2012. L’année 2017 voit l’amorce d’un important projet de recherche initié par Danièle Desnoyers en lien avec la documentation du processus de création de son prochain projet chorégraphique pour Le Carré des Lombes. Financé pour 3 années consécutives par le Fonds de recherche du Québec, le projet vise à développer des outils pour la documentation d’une œuvre en création. Le projet vise le développement de nouvelles plates-formes pouvant accueillir les éléments constitutifs d’une œuvre et la conception de différentes formes dynamiques de partage auprès du public.

Lucie Grégoire

La chorégraphe et interprète montréalaise Lucie Grégoire poursuit sa recherche artistique depuis plus de 30 ans, avec plus d’une trentaine de créations chorégraphiques, des solos, des œuvres pour plusieurs danseurs et des pièces in situ. Son travail, nourri du contact avec des pays et cultures diverses, tels que l’Arctique, le Portugal, le désert du Sahara, le Japon, le Maroc, l’Amazonie et l’Islande, s’inspire aussi de disciplines artistiques variées —littérature arts visuels et cinéma. Réputée pour l’intégrité de sa démarche artistique, la beauté hypnotique de sa danse et la dimension picturale de ses mises en scène, elle trace une voie unique dans le paysage de la danse contemporaine. 

En 2004, la création de Eye, en collaboration avec le chorégraphe et danseur japonais Yoshito Ohno marque un tournant dans sa trajectoire. Depuis, cette collaboration s’est poursuivie avec les créations de Flower (2008) et In Between (2011). 

Ses œuvres ont été présentées au Canada, en Europe, à New York, en Tunisie et au Japon. 

L’enseignement fait partie intégrante de la recherche artistique de Lucie Grégoire. Elle fait partie du corps professoral de l’École de danse contemporaine de Montréal depuis 1989.

Simon Hecquet

Danseur, a travaillé comme interprète avec différentes compagnies, notamment Ris et Danceries (direction Francine Lancelot et François Raffinot). Parallèlement, apprentissage des systèmes Feuillet et Laban.

1994 : il co-fonde le Quatuor Knust, qui recrée à partir de partitions des pièces du répertoire contemporain.

2004 : il réalise avec Sabine Prokhoris un documentaire de création, Ceci n’est pas une danse chorale.

2007 : il publie, avec S. Prokhoris Fabriques de la danse, PUF (prix du meilleur livre de danse décerné par le Syndicat de la critique).

2008 : il participe avec S. Prokhoris au projet de publication de la partition de Dance de Frédéric Gies, par un texte (publié en 2010 dans Études théâtrales).

2013 : pour Montpellier Danse, il crée avec S. Prokhoris « Elle m’avait pas dit tout ça… », à partir des effets des traces dans la mémoire de May B de Maguy Marin.

Il a enseigné régulièrement, entre 1996 et 2009, au Département Danse de l’Université de Paris VIII.

Claudia Jeschke

Along with her studies of Theaterwissenschaft at Munich University and a doctoral dissertation on the history of dance notation systems Claudia Jeschke (CJ) was professionally trained in various dance forms. Deeply interested in theater she started with choreographing and performing as well as acting and directing – always with a strong emphasis on issues of documentation, notation, and archiving. Her academic respectively practical expertise allows her to approach dance heritages both ‚in actu‘ on stage and in academic writing – for example in deciphering Vaclav Nijinsky’s dance notation system and restoring his ballet L’Après-midi d’un Faune (together with Ann Hutchinson Guest). She introduced dance studies as an academic discipline in German theater and dance departments such as Munich, Leipzig (where she finished her habilitation) and Cologne. 2004 CJ joined the faculty of the Department for Studies in the Fine Arts, Music, and Dance at Salzburg University as the then first and only professor of dance studies in Austria and became head of the Derra de Moroda Dance Archives (ddmarchiv.org). Having retired at Salzburg, she currently teaches at Anton-Bruckner-Privatuniversität in Linz (Austria) and the Wydział Teatru Tańca PWST Krakow/Bytom (Poland). As a guest professor CJ taught (and still teaches) in Europe, USA, Canada, Japan, China and in Brasil. Her extensive body of publications focuses on dance historical and theoretical issues as well as on movement research and notation – and the multiple transfers between these fields of research (for example in exhibitions, television programs and recently a series of lecture performances on ‘contemporaneity’ of dance history and historiography).

Catherine Joncas

Actrice, auteure et metteure en scène, formée au Conservatoire d’Art dramatique de Québec, Catherine Joncas est l’une des membres fondatrices d’Ondinnok. De 1996 à 2016, elle en était aussi la directrice administrative et assurait par le fait même la faisabilité de toutes les activités de la compagnie théâtrale. Aujourd’hui, elle se consacre plus particulièrement à son rôle de mentor artistique, mais reste engagée dans plusieurs projets qui lui tiennent à coeur, comme celui de « Corps entravé, corps dansant », en collaboration avec Tangente (mai 2018).  Elle est l’auteure de nombreuses pièces produites par Ondinnok, son oeuvre la plus intimiste étant Le Rendez-vous | Kiskimew. En 2006, elle signe la mise en scène de Contes d’un indien urbain, un travail qu’elle a le plaisir d’approfondir sur plus de trois ans. Par sa soif de découverte, par sa grande ouverture d’esprit et par son regard empreint d’une certaine candeur, elle apporte une dimension plus fantaisiste au parcours artistique d’Ondinnok.

Benoît Lachambre, chorégraphe

Évoluant dans le milieu de la danse depuis les années 1970, Benoît Lachambre  a découvert en 1985 le releasing dont l’approche kinesthésique du mouvement et la part d’improvisation vinrent fortement imprégner son travail de composition chorégraphique. Il s’investit alors totalement dans une approche exploratoire du mouvement et de ses sources dans l’idée de retrouver l’authenticité du geste. Dans ses créations, Benoît Lachambre cherche aussi à dynamiser le performeur de façon à modifier son expérience empathique avec le spectateur. Parmi ses plus fortes influences, Benoît Lachambre aime citer Meg Stuart avec laquelle il collabore régulièrement, mais aussi Amélia Itcush pour son travail sur la dispersion de poids dans le corps. En novembre 2013, il a reçu le Grand prix de la Danse de Montréal 2013, à la suite de la présentation à Montréal de l’œuvre Snakeskinsun faux solo. En décembre 2014, il a reçu le prix de la meilleure œuvre chorégraphique, remis par le Conseil des arts et des lettres du Québec, pour l’œuvre  Prismes, créée pour  Montréal Danse.

Gabrielle Larocque, muséologue et sérigraphe

Gabrielle Larocque a étudié l’anthropologie sociale et les arts visuels au Québec, au Mexique et en Espagne, et détient une maîtrise en muséologie. Du matériel à l’immatériel, ses recherches portent sur le patrimoine vivant et sur le potentiel de la communauté à participer à la production de son histoire. Récompensé par le prix Roland-Arpin 2015, son essai final de maîtrise permet de dégager une dizaine de modalités muséales propres à la danse, des propositions qu’elle publie dans le n°29 de la revue française Culture & Musées (Acte Sud). Elle agit à titre de chargée de projet –patrimoine au Regroupement québécois de la danse depuis plus de quatre ans où elle coordonne d’abord les recherches historiques de La Toile-mémoire de la danse au Québec, puis met en place une Table de concertation en patrimoine de la danse. Elle communique les avancées de ces projets dans le cadre de différents colloques (SMQ, CRILCQ, GRIAV, AGeSCO). Parallèlement, elle explore les rapports entre traces et œuvre éphémère à travers différents projets notamment Les Anarchives de la danse de la chorégraphe Catherine Lavoie-Marcus présenté à la Fonderie Darling en juin 2016, l’édition 2016-2017 des laboratoires du Broke Lab rassemblant les interprètes Susan Paulson, Merryn Kritzinger et Roxane Duchesne-Roy, l’exposition Le Cœur-réflexe avec les interprètes et chorégraphes Ariane Dessaulles, Laurence Dufour, Frédérique Bergeron et Théo Kari, et l’artiste graphique Émilie Allard en collaboration avec Possibles éditions et présentée à Espace Projet en septembre 2017, et le collectif de sérigraphie machines duquel elle est cofondatrice. Depuis octobre 2017, elle est artiste-animatrice pour l’organisme Les Impatients qui vient en aide aux personnes atteinte de problèmes de santé mental.

Marie Lavorel

Dr Marie Lavorel est titulaire d’un doctorat en muséologie, médiation, patrimoine de l’Université du Québec à Montréal et en Sciences de l’information et de la communication de l’Université d’Avignon et des pays de Vaucluse. Ses recherches portent sur la patrimonialisation des mémoires sensibles et traumatiques, l’écriture de l’histoire contemporaine, l’histoire orale, l’art contemporain, la danse contemporaine et son exposition, l’art public et l’architecture contemporaine. Elle s’intéresse aux processus créatifs et aux écritures médiatiques (musée, exposition, documentaire) de mise en mémoire, de mise en patrimoine et de mise en exposition. Son intérêt se porte également sur la dimension collaborative de ces processus et sur l’engagement des acteurs impliqués. Elle porte aussi son attention sur les nouvelles formes numériques et interactives de médiatisation du savoir. Elle a terminé des recherches postdoctorales sur l’art public en milieu hospitalier à l’Université McGill et prépare une exposition d’une installation interactive associant danse contemporaine et arts médiatiques. Elle poursuit actuellement des recherches postdoctorales à l’université Concordia en histoire orale, géographie, art et humanités digitales. Parallèlement, elle accompagne des artistes d’art actuel et des chorégraphes par une pratique d’écriture et des projets curatoriaux. Elle est également commissaire d’exposition indépendante et chargée de cours à la Maîtrise en muséologie de l’Uqam.

Valérie Lessard

Valérie Lessard est archiviste, travailleuse culturelle, artiste et enseignante dans le milieu de la danse à Montréal. Elle a fait des études en danse contemporaine à l’UQAM, en gestion des organismes culturels aux HEC Montréal et est titulaire d’une maîtrise en bibliothéconomie et sciences de l’information à l’Université de Montréal. Elle s’intéresse aux pratiques et aux enjeux de l’archivistique dans le milieu de la danse au Québec. Elle se passionne également pour l’histoire de la danse, tant québécoise qu’internationale, et enseigne depuis 2007 un cours d’histoire et d’esthétique de la danse à l’École de danse contemporaine de Montréal. Depuis février 2018, elle s’est jointe à l’équipe du Regroupement québécois de la danse comme chargée de projet aux relations professionnelles.

Manon Levac

Interprète chevronnée, Manon Levac a créé une centaine de rôles au sein des compagnies Groupe Nouvelle Aire, Fortier Danse Création et Montréal Danse. Elle est récipiendaire du Prix Jacqueline-Lemieux (1988). Depuis 2005, elle est professeure au Département de danse de l’Université du Québec à Montréal, ses spécialités englobent les champs de la technique et de l’interprétation. Sa recherche porte sur les savoirs pratiques du danseur, la classe technique en danse et les méthodologies d’écriture de soi afin de rendre explicite l’expérience intime du danseur.

Zab Maboungou

Fondatrice de la réputée Zab Maboungou/Compagnie Danse Nyata Nyata, artiste-chorégraphe et interprète, professeure de philosophie et auteure, Zab Maboungou s’est distinguée sur tous les fronts de l’action artistique et culturelle. Elle est parvenue à traduire et à implanter grâce à ses œuvres et à son implication dans le développement artistique et culturel, une autre présence et un autre foyer pour l’imaginaire.  Auteur de plusieurs articles sur la danse et du livre « Heya Danse! Historique, poétique et didactique de la danse africaine » (2005), sa réputation de conférencière et d’ « intellectuelle publique » en font une personnalité recherchée partout où se fait la rencontre entre les « les arts, les savoirs et les personnes », un credo pleinement assumé par la compagnie. Sa technique du mouvement, appelée lokéto, inédite, constitue aujourd’hui un modèle du genre.

Armando Menicacci, professeur et artiste

Après des études de danse et de musique Armando Menicacci obtient une maîtrise en musicologie et un doctorat sur les relations entre la danse contemporaine et les technologies numériques auprès de l’Université Paris 8  ou il a fondé et dirigé le laboratoire Médiadanse  entre 1999 à 2009. Il organise plusieurs colloques et publie dans le domaine de la musicologie et de la danse en travaillant l’Opéra de Rome comme responsable des publications.  Entre 2008 et 2012 il est professeur d’art contemporain à l’École Media Art de Chalon sur Saone. Il a publié plusieurs articles et livres dans les domaines de la musique, la danse et les nouvelles technologies, dont « La Scena Digitale. Nuovi media per la danza » avec Emanuele Quinz.

Il a  collaboré avec plusieurs chorégraphes tels que Alain Buffard, Vincent Dupont, Rachid Ouramdane Steven Cohen et Kondition Pluriel, entre autres.

Entre 2005 et 2011, avec Christian Delecluse, il a fondé le collectif Digitalflesh (www.digitalflesh.org). Il devient ensuite artiste associé à la scène Nationale Le Maniège de Reims (France) en réalisant des créations pour la scène et des installations interactives jouées et exposées dans plusieurs pays en Europe, en Amérique et en Afrique. 

Actuellement, il est professeur au Département de Danse de l’UQAM, au sein duquel il a participé à la fondation du Laboratoire Arts Vivants Interdisciplinaires (LAVI) avec Andrée Martin et Nicole Harbonnier. Il est aussi membre d’Hexagram, réseau de recherche-création en arts médiatiques, design, technologie et culture numérique dont il est responsable de l’axe  de recherche n1.

Alexandre Michaan est restaurateur du patrimoine photographique et multimédia, diplômé de l’Institut national du patrimoine en 2014. Après un parcours d’histoire de l’art à l’Ecole du Louvre, il intègre le cursus de restauration de photographies à l’INP et se focalise au fil de ses cinq années de formation sur les enjeux liés aux nouveaux médias, et particulièrement au domaine du numérique, en conservation-restauration d’œuvres d’art contemporain.

Formé aux techniques et aux procédures de préservation des œuvres vidéo durant un stage de six mois au laboratoire de restauration de l’institutLIMA (ex-Netherlands Media Art Institute) aux Pays-Bas, où il élabore notamment un plan de préservation et d’émulation d’œuvres interactives sur CD-ROM, il se spécialise durant son année de diplôme sur les problèmes posés à la conservation-restauration par des œuvres vidéo numériques au format obsolète, en menant une étude de cas sur trois œuvres vidéo formatées pour DVD avec le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et le pôle Art contemporain et obsolescence technologique du C2RMF.

Sophie Michaud, conseillère artistique

Artiste très active, elle cumule à ce jour au-delà d’une centaine de collaborations à titre de directrice des répétitions, d’assistante à la chorégraphie et de conseillère artistique. Elle évolue tant auprès des créateurs indépendants qu’au sein de compagnies reconnues, dont Cas PublicManon fait de la danseSinha DanseCorpuscule Danse et Bouge de là. S’ajoutent ses collaborations avec Lucie  Grégoire, Jean-Sébastien Lourdais (Fabrication Danse), Marie Béland (Marie B sort de ce corps), Caroline-Laurin Beaucage, Catherine Gaudet, Amélie Rajotte et Croline Gravel pour ne nommer que ceux-ci. À l’UQAM, elle a assisté plusieurs chorégraphes dans leur tâche d’enseignant au département de danse et a accompagné de nombreux étudiants dans leur processus de création au baccalauréat, à la maîtrise en danse et au doctorat en pratiques artistiques. Depuis 2008, le Regroupement Québécois de la Danse lui confie ainsi qu’à  David Pressault, un programme de mentorat pour chorégraphes émergents. Depuis plusieurs années, elle est aussi appelée à intervenir dans le domaine de la médiation culturelle.

Katya Montaignac

Formée au département de danse de l’université de Paris 8, Katya Montaignac crée depuis 1998 des « objets dansants non identifiés ». Membre de La 2e Porte à Gauche de 2006 à 2018, elle collabore à l’ensemble de ses productions dont elle signe régulièrement la direction artistique (Blind date ; le pARTy ; Danse à 10 ; Rendez-vous à l’hôtel ; Pluton…). En tant que dramaturge, elle collabore avec les chorégraphes Frédérick Gravel, Marie Béland, Milan Gervais, Nicolas Cantin et Karine Ledoyen. En 2016, elle conçoit avec Sophie Corriveau l’événement Nous (ne) sommes (pas) tous des danseurs produit par Danse-Cité à l’Agora de la danse réunissant sur scène 16 danseurs de différentes générations. Elle collabore à la revue JEU depuis 2004 et fut commissaire en danse pour le offta pendant 7 ans. Elle enseigne au département de danse de l’UQAM et anime des formations continues pour le Regroupement québécois de la danse (regardsurladanse.blogspot.ca).

Denis Poulin  commence sa formation en danse lors de son baccalauréat en Éducation Physique à l’Université de Montréal (UdeM) à la fin des années 60. Il complète une maîtrise en Cinéma et Télévision à l’Université du Michigan (U-M) en 1977. En 2013 il termine son doctorat en Études et Pratiques des Arts à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) avec sa thèse « Les espaces infochorégraphiques d’une danse sans corps ».

De danseur et photographe au Groupe Nouvelle Aire, il alterne par la suite entre l’enseignement du processus créatif en danse et la production de danse à l’écran. Entre 1975 à 2003, il réalise des films et vidéos pour projection, parfois autonome, parfois intégrée à ses créations chorégraphiques ou celles de sa partenaire de Martine Époque. Son travail cinéchorégraphique lui vaut plusieurs honneurs et reconnaissances: SOLO (1976) reçoit en 1976 le prix «Best Achievement in Cinematography» de l’U- M; sa cinédanse Ni scène, ni coulisses (1979), produite par l’ONF, remporte la coupe «Enta Maratone dei Templi» au Festival international du film de Salerno en 1983; NoBody danse: le prototype, film produit par le LARTechest présenté au Québec et en France dans l’exposition itinérante Au-delà de l’Image du Musée de la Nature et des Sciences de Sherbrooke; la version 3D-relief de sa cinédanse CODA: le final du Sacre du printemps (2015), coréalisée avec Martine Époque et produite par l’ONF et FAKE Studio, est lauréate de plusieurs distinctions dont les prestigieux Prix de la Guilde 3D (Liège 2015) et Prix Lumière des Creative Awards (Hollywood 2016).

Il fonde le département et les programmes de danse du Cégep Montmorency en 1985. Cofondateur et codirecteur du Laboratoire de recherche-création en technochorégraphie (LARTech, 2000), il est professeur associé au département de danse de l’UQAM depuis 2006 et chercheur à HexagramUQAM.

Enora Rivière mène conjointement une activité de danseuse et de chercheuse en danse. Elle suit l’enseignement du CNR de Tours, puis la formation ex.e.r.ce en 2002 et mène parallèlement ses études au sein du département danse de l’Université Pris 8 où elle obtient un DEA. Elle travaille avec les chorégraphes Mathilde Monnier, Gilles Jobin, Olivier Dubois, Dominique Brun, Frédéric Schranckenmuller, Mickaël Phelippeau, Maud Lepladec, Séverine Rième, François Chaignaud, Cécillia Bengolea, David Wampach et Gaël Sesboué, Olga de Soto, Aurélien Richard, ou encore Pierre Rigal. Mais aussi avec la plasticienne Marie Reinert, les photographes Bill Durgin et Ludovic Le Couster. Elle poursuit son expérience de danseuse contemporaine tout en mettant en œuvre la réalisation d’un projet de recherche et d’écriture sur la question du discours du danseur sur sa propre pratique. Pour cela, elle obtient en 2006 l’aide aux écritures chorégraphiques, en 2007 la Villa Médicis Hors les murs et part à Rio, au Brésil. À partir d’entretiens menés en studio avec des danseurs interprètes de formation, de culture  et d’âge différents elle vient de publier un livre intitulé ob.scène récit fictif  d’une vie de danseur.

Thecla Schiphorst

Thecla Schiphorst is Associate Director and Associate Professor in the School of Interactive Arts and Technology at Simon Fraser University in Vancouver, Canada. Her background in dance and computing form the basis for her research in embodied interaction, focusing on movement knowledge representation, tangible and wearable technologies, media and digital art, and the aesthetics of interaction. Her research goal is to expand the practical application of embodied theory within Human Computer Interaction. She is a member of the original design team that developed Life Forms, the computer compositional tool for choreography, and collaborated with Merce Cunningham from 1990 to 2005 supporting his creation of new dance with the computer. Thecla has an Interdisciplinary MA under special arrangements in Computing Science and Dance from Simon Fraser University (1993), and a Ph.D. (2008) from the School of Computing at the University of Plymouth.

Thecla Schiphorst is the recipient of the 1998 PetroCanada Award in New Media, a biennial award presented to a Canadian Artist for their contribution to innovation in art & technology in Canada. Her media art installations have been exhibited internationally in Europe, Canada, the United States and Asia in many venues including Ars Electronica, the Dutch Electronic Arts Festival (DEAF), Future Physical, Siggraph, the Wexner Centre for the Arts, the Canadian Cultural Centre in Paris, and the London ICA. Thecla Schiphorst leads the whisper[s] research group an acronym for: wearable, handheld, intimate, sensory, personal, expressive, responsive systems, and is the Director ofMovingStories: Digital Tools for Movement, Meaning and Interaction, a SSHRC funded International Institutional Research Partnership. www.movingstories.ca

Marine Theunissen

Marine Theunissen est titulaire d’une maîtrise en jeu théâtral et cinématographique (ESACT, conservatoire Royal de Liège, Belgique,2009) et d’une maitrise en information et communication (ULG, Belgique , 2012). Doctorante à l’Université du Québec à Montréal en études et pratiques des arts depuis janvier 2016, ses recherches portent essentiellement sur la création de dispositifs performatifs intégrant des technologies interactives, ainsi que sur les interrelations et l’intelligence collective au sein d’un chœur en mouvement. Elle est également membre-étudiante du regroupement stratégique Hexagram.